Prêtre réfractaire en exil (1790-1800) en Suisse et en Allemagne

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Laissez-passer et documents accordés à Pierre Michaud, prêtre réfractaire de Châlons-sur-Saône, pour circuler en Suisse et en Allemagne et exercer son apostolat.

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Description

Prêtre réfractaire qui sous la Révolution s’exile en Suisse et en Allemagne et bénéficie de laissez-passer

Pierre MICHAUD de Dracy-le-Fort (Saône-et-Loire) est ordonné prêtre en 1748 dans le diocèse de Châlons-sur-Saône. Refusant de prêter serment à la Constitution civile du clergé proclamée en 1790, il se voit contraint de s’exiler. Il est donc inscrit sur la liste des “émigrés de toute la République dressée en exécution de la Loi du 25 juillet 1793. Comme nombre de ses coreligionnaires, il trouve abri en Suisse où il est autorisé à poursuivre son apostolat dans le canton de Fribourg. Il effectue des déplacements notamment en Allemagne qui donnent lieu à des permis de circulation. Le dernier proposé, de 1800, est non seulement délivré par un magistrat suisse mais également visé par deux officiers français des places fortes de Constance (Konstanz en allemand) et de Fribourg. En effet, en 1798 les troupes françaises envahissent la Suisse et le Directoire (octobre 1795 – novembre 1799) y établit, sur le modèle français, la République helvétique. Des troupes françaises restent cantonnées en Suisse durant l’Empire.
Le laissez-passer daté de 1800 présente un remarquable sceau sous papier au centre d’un découpage finement ouvragé. Sur ce document et d’autres, le cachet est apposé en relief sur du papier recouvrant une couche de cire.

L’ensemble des documents délivrés à Pierre Michaud sont :

  • Certificat d’ordination établit en 1749 au nom de “Petrum [Pierre] Michaud”. Document (240 x 185 mm) sur papier vergé et à en-tête de François de Madot (1671-1753), évêque de Chalon-sur-Saône (1711-1753). Document avec deux signatures dont celle de l’évêque. Sceau de papier de l’évêque François de Madot. Document présentant notamment plis, salissures, déchirures et petits manques de papier sur les bords et sous le sceau.
  • Document (250 x 175 mm) sur papier vergé avec filigrane et à en-tête de Bernhard Emanuel de Lenzburg (1723-1795) prince-évêque de Lausanne. Daté du 9 octobre 1793, il autorise Pierre MICHAUD “Prêtre insermenté”, de célébrer la messe dans son diocèse tant que ce dernier séjourne à Fribourg. Sceau sous papier aux armes du prince-évêque. Document présentant des plis et un petit trou.
  • Document (350 x 220 mm) sur papier vergé avec filigrane. Daté du 25 octobre 1795 sur papier à en-tête de Franz Anton Von Blanc (1734 – 1806) gouverneur de la ville de Constance . Fonctionnaire et homme politique autrichien de confession catholique, Franz Anton Von Blanc joua un rôle lors des réformes voulues par Joseph II (1741-1790). A cette date la ville de “Konstanz” est l’un des districts de “l’Autriche Antérieure”. Sceau de papier à l’aigle bicéphale du Saint-Empire romain germanique et à la légende du gouverneur (stadthauptmann) de la ville de Konstanz. Document avec d’importants manques de papier au niveau du pli central dans le sens de la largeur.
  • Laissez-passer (198 x 173 mm) délivré en janvier 1798 et signé par Simon Tobie de RAEMY (1761-1837), Chancelier d’État du canton de Fribourg (1792 à 1798). Document certifiant que le canton de Fribourg est ”exempt de toute maladie contagieuse” et “délivré pour servir de passeport au R[évérend ?] Pierre Michaud… allant en Allemagne”. Tampon humide avec armoiries.
  • Document (376 x 240 mm) à en-tête d’un aristocrate autrichien, baron de ULM (non déterminé). Dans ce document est également nommé Franz Anton Von Blanc (1734 – 1806) précédemment cité. Sceau de papier à l’aigle bicéphale et du gouverneur (stadthauptmann) de la ville de Konstanz.
  • Laissez-passer (245 x 208 mm) sur papier vergé avec filigrane. Délivré le 8 octobre 1800 à Pierre Michaud pour se rendre en Suisse. Il est signé par Franz Joseph Martin Freiherr von Albini (1748-1816). Politicien et homme d’État allemand, Franz Joseph von Albini est en 1800 magistrat à Constance. Document avec un sceau sous papier, recouvrant une couche de cire rouge, au centre d’un découpage finement ouvragé. Au verso, document visé à trois reprises par des officiers ou sous-officiers français. Tout d’abord le 19 Octobre 1800 par l’officier (indéterminé) commandant la place de Constance. Cachet humide rouge avec allégorie de la Liberté debout s’appuyant d’une main sur un faisceau de licteurs. Le 25 Octobre 1800, le document est visé par Denis-Dominique Vaillant (1768–1842). Capitaine de grenadiers dans le 100e régiment de l’armée française qui envahit la Suisse en 1798, il devient commandant de la place de Fribourg (1799–1802). Apprécié des autorités municipales et de la population, il reçoit la bourgeoisie d’honneur de la capitale cantonale, ainsi que la naturalisation fribourgeoise (17 juin 1803). Son fils, Frédéric Vaillant (1801–1880) sera une personnalité politique suisse du XIXe siècle. Denis-Dominique Vaillant (1768–1842) appose sur le document son cachet humide de “COMMANDANT DE LA PLACE” de Fribourg. Enfin le document est visé le 27 octobre 1800 par “Bourgeois sergent”. Document avec plis et taches.

Informations complémentaires

Poids 0.5 kg

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